Contrairement à la traduction, la transcription est un domaine assez peu documenté. Il n’en reste pourtant pas moins fascinant.
Une des grandes difficultés de la transcription est l’établissement de devis préalables. Il faut quoi qu’il arrive prendre en compte plusieurs facteurs :
- La durée de l’enregistrement
- Le nombre d’interlocuteurs
- Sa qualité
- La clarté et la vitesse d’élocution de chacune de ces personnes
Le problème est que ces deux derniers facteurs sont finalement assez subjectifs, et leur appréciation varie beaucoup d’une personne à l’autre.
Pour une traduction par exemple, si on vous dit « voilà une traduction technique à faire dans Word », vous devriez savoir de quoi il en retourne et combien facturer (au pire à 10% près).
Pour ce qui est des transcriptions, il n’y a pas vraiment de normes. Qu’est-ce qu’un enregistrement de qualité ? Pour certains, le simple fait de pouvoir entendre les interlocuteurs suffit. Pour d’autres, la qualité signifie que la bande est audible clairement, d’un volume raisonnable, que les interlocuteurs ne se coupent pas et parlent sans accent. Il suffit d’un volume sonore faible et d’un accent un peu prononcé pour doubler ou tripler le temps de transcription.
Idem pour la vitesse d’élocution : certains sont habitués à entendre parler vite, d’autres non.
De fait, quand on nous demande « J’ai un enregistrement de 5h de bonne qualité, vous me les transcrivez pour combien ? », il est extrêmement difficile de donner une réponse précise, le prix pouvant varier du simple au quintuple.
Idéalement, il vous faudrait écouter un extrait, mais certains clients souhaitent protéger leur confidentialité avant de signer quoi que ce soit. Et même avec un extrait à disposition, vous n’êtes jamais à l’abri de surprises sur le reste de la bande (bruits de fond, baisse de volume, intervention d’un interlocuteur difficile à comprendre…). La marge d’erreur reste importante.
Nous pensons donc qu’il reste de nombreux codes à inventer pour la transcription, afin de dégrossir un peu les choses. Il faudrait peut-être, définir de façon la plus objective possible, une échelle de qualité de l’audio, en plus de définir un standard pour mesurer le débit de paroles des interlocuteurs…
La transcription est donc une industrie qui a encore besoin de grandir et d’inventer ses propres codes, pour faciliter la vie de tous, agences, transcripteurs et clients.