Nouveau site et tendances de traduction !

Bonjour à tous et désolé de ne pas vous avoir écrit sur une si longue période de temps.

C’est avec une grande fierté que nous venons d’inaugurer notre nouveau site, maintenant disponible en anglais et japonais.

Le nom, tiré du sympathique et calme village japonais Yoshino, reflète notre identité, ainsi que la localisation de nos bureaux.

Malgré cette petite période de transition, nous continuons à recevoir beaucoup de projets, avec ces derniers temps une très forte demande en traductions de/vers l’indonésien et dans les domaines juridiques et légaux.

De manière générale, la demande en langue asiatiques et en traduction de documents légaux se fait très forte en cette période de fin d’année.

Je vous retrouve très vite pour plus d’informations qui, je l’espère, sauront vous fasciner !

Traduction de brevets : professionnelle ou automatique ?

La traduction de brevets est un domaine sensible à bien des égards, à cause notamment de toutes les questions juridiques qui y sont liées. Pour beaucoup, la rigidité de ce type de texte doit absolument impliquer des traductions humaines. Ainsi, quand Google a annoncé que ses outils allaient permettre la traduction automatique de brevets, nombreux sont les traducteurs à s’être inquiétés.

Il est important ici de faire preuve de recul. Google l’a indiqué très clairement, ses outils de traduction doivent essentiellement servir dans un but de recherche. Admettons par exemple qu’un chercheur japonais cherche à savoir si son invention a déjà été brevetée en Europe. Il devra pour cela traduire des dizaines de brevets pour s’en assurer, ce qui aurait un coût conséquent. La traduction automatique, à défaut de rendre un texte parfait, permettra au moins d’avoir une idée générale des contenus et de faire le tri, limitant le nombre de brevets à faire traduire par des professionnels.

Il existe aussi beaucoup de chercheurs qui, pour différentes raisons, ont besoin de regrouper des brevets de différents pays. Là encore, la traduction automatique permet de gagner beaucoup de temps et de réduire les coûts, sachant qu’un traducteur ou une agence pro pourra s’occuper d’extraire les dernières subtilités du texte d’origine.

Pour ce qui est de la soumission de brevets en plusieurs, il est clair que l’aide de traducteurs humains est indispensable. Les outils de traduction ont beau avoir fait des progrès considérables ces dernières années (au niveau analyse sémantique en particulier), les traducteurs professionnels auront toujours une longueur d’avance pour retranscrire toutes les subtilités, ce qui est absolument nécessaire pour ce type de documents.

En tant qu’agence de traduction, nous n’avons aucun problème avec les outils de traduction automatique, ils sont très utiles (qui n’en a jamais utilisé à des fins personnelles ?). L’important est de savoir faire la part des choses entre les traductions qui peuvent se permettre d’être imparfaites, et celles qui doivent faire preuve d’une rigueur absolue.

Traductions littéraires et aspects artistiques

Les traductions littéraires représentent sans l’ombre d’un doute le domaine rapprochant le plus traduction et art.

La chance du chef de projet est de pouvoir travailler avec des gens d’horizons différents, avec chacun des requêtes différentes : les constructeurs et manufacturiers vous demandent toujours un grand respect des terminologies, les financiers la précision des termes utilisés, les développeurs web des textes optimisés pour le référencement…

Nous avons traduit quelques livres, en plusieurs langues, et nous avons souvent été en contact direct avec leurs auteurs respectifs. Ce sont souvent des gens très intéressants, et très impliqués dans la bonne traduction de leurs ouvrages. Il s’agit de clients avec qui il est très agréable de travailler car ils n’hésitent pas à donner des indications très précises, tout en laissant aux traducteurs exprimer leur créativité.

Typiquement, pour les traductions littéraires, les instructions sont de type « n’hésitez pas à ré-écrire ce passage en utilisant telle figure de style, en sachant que j’essaye de transmettre telle émotion ou tel message ». Et lors de la relecture, les remarques concernent quasiment toujours le style, plus que l’exactitude de la traduction.

De fait, la frontière est parfois mince entre traduction et « écriture dirigée », et les qualités demandées aux traducteurs littéraires sont très différentes de ce que l’on voit d’habitude : la maitrise de différents styles d’écriture est un énorme avantage. Plus que des traducteurs, ce sont surtout des écrivains ayant une bonne compréhension de l’anglais (ou autre langue source) que nous recherchons pour ce type de projets. Il n’est d’ailleurs pas rare que des écrivains célèbres traduisent les ouvrages de leurs confrères étrangers.

Traduction audiovisuelle : le processus

La traduction audiovisuelle est une spécialité intéressante, se rapprochant beaucoup de la localisation. Malgré quelques subtilités, les processus restent par ailleurs très similaires :

- Traduction des scripts après étude du document source, en veillant à ce qu’ils correspondent en durée et en largeur pour les textes affichés

- Choix d’acteur vocaux, enregistrement et postproduction pour ce qui est des voix

- Pour les textes et images, un designer doit se charger de refaire ces éléments dans la langue cible

- Implémentation, synchronisation, et production d’une version « test » à valider

- Vérification et éventuellement correction de la vidéo produite après visionnage par des natifs de la langue cible

Derrière le nom « traduction audiovisuelle » se cachent donc en réalité de grandes équipes composées de traducteurs, d’acteurs, de directeurs artistiques, de designers et de testeurs. Autant dire que tout cela demande une excellent organisation et une minutie absolue !

Niveau de la demande en prestations linguistiques

Nous recevons beaucoup de messages de traducteurs souhaitant joindre nos équipes et nous demandant les combinaisons de langues pour lesquelles la demande en traduction est importante.

C’est pourquoi nous avons décidé d’ouvrir cette petite colonne, dans laquelle nous publierons les types de traduction (et autres prestations linguistiques) qui nous sont demandées.

Pour ce qui est des langues en question, nous recevons depuis quelques temps beaucoup de demandes de devis pour :

- Les langues nordiques, le finnois et le suédois en tête. Surtout des traductions techniques, liées à la mécanique (manuels utilisateurs entre autres).

- Certaines langues sud-asiatiques comme l’indonésien et le thaï ont également fait l’objet de nombreuses demandes de la part de nos clients (traductions médicales notamment).

En plus de ces langues, nous avons noté une forte hausse de la demande en services de transcription, aussi bien de fichiers sonores que de vidéos. Le français et l’anglais sont de très loin les langues les plus en vue en ce moment.

Voilà pour les tendances ! Elles ne représentent évidemment que ce qu’il se passe à l’échelle de notre entreprise, mais nous espérons que ces données vous aideront à mieux cerner les profils que nous recherchons en priorité.

Vous trouverez la suite de cette colonne dès le mois prochain, avec l’excitante période d’avant-Noël.

Les difficultés et spécificités de la transcription

Contrairement à la traduction, la transcription est un domaine assez peu documenté. Il n’en reste pourtant pas moins fascinant.

Une des grandes difficultés de la transcription est l’établissement de devis préalables. Il faut quoi qu’il arrive prendre en compte plusieurs facteurs :

- La durée de l’enregistrement

- Le nombre d’interlocuteurs

- Sa qualité

- La clarté et la vitesse d’élocution de chacune de ces personnes

Le problème est que ces deux derniers facteurs sont finalement assez subjectifs, et leur appréciation varie beaucoup d’une personne à l’autre.

Pour une traduction par exemple, si on vous dit « voilà une traduction technique à faire dans Word », vous devriez savoir de quoi il en retourne et combien facturer (au pire à 10% près).

Pour ce qui est des transcriptions, il n’y a pas vraiment de normes. Qu’est-ce qu’un enregistrement de qualité ? Pour certains, le simple fait de pouvoir entendre les interlocuteurs suffit. Pour d’autres, la qualité signifie que la bande est audible clairement, d’un volume raisonnable, que les interlocuteurs ne se coupent pas et parlent sans accent. Il suffit d’un volume sonore faible et d’un accent un peu prononcé pour doubler ou tripler le temps de transcription.

Idem pour la vitesse d’élocution : certains sont habitués à entendre parler vite, d’autres non.

De fait, quand on nous demande « J’ai un enregistrement de 5h de bonne qualité, vous me les transcrivez pour combien ? », il est extrêmement difficile de donner une réponse précise, le prix pouvant varier du simple au quintuple.

Idéalement, il vous faudrait écouter un extrait, mais certains clients souhaitent protéger leur confidentialité avant de signer quoi que ce soit. Et même avec un extrait à disposition, vous n’êtes jamais à l’abri de surprises sur le reste de la bande (bruits de fond, baisse de volume, intervention d’un interlocuteur difficile à comprendre…). La marge d’erreur reste importante.

Nous pensons donc qu’il reste de nombreux codes à inventer pour la transcription, afin de dégrossir un peu les choses. Il faudrait peut-être, définir de façon la plus objective possible, une échelle de qualité de l’audio, en plus de définir un standard pour mesurer le débit de paroles des interlocuteurs…

La transcription est donc une industrie qui a encore besoin de grandir et d’inventer ses propres codes, pour faciliter la vie de tous, agences, transcripteurs et clients.

Traductions multilingues pour le référencement/SEO

C’est l’un des sujets chauds du monde de la traduction depuis quelques années. Avec l’importance prise par Internet pour la plupart des entreprises de ce monde, le besoin d’obtenir des traductions efficaces d’un point de vue référencement (SEO – Search Engine Optimization) s’est vite fait ressentir. Depuis quelques mois, à l’habituelle question « vous gérez les fichiers HTML ? » est venue se greffer celle-ci : « Pouvez-vous m’obtenir des traductions SEO ? ».

C’est un domaine dans lequel nous avons une grande expertise, et nous sommes toujours heureux de guider nos traducteurs dans ce domaine.

Pour simplifier grandement les choses, l’idée est de placer des mots-clés aux endroits les plus importants d’une page web. Ces mots-clés doivent être ceux que les utilisateurs/clients potentiels vont entrer dans un moteur de recherche. En tant que traducteur, il y a 3 éléments auxquels vous devez faire particulièrement attention :

- Les titres de page (balise <title>), probablement l’élément on-page le plus important pour le référencement

- Les titres et textes en gras/italique (balises <h1>, <h2>, <b>, <i>…)

- Les liens vers d’autres pages

Le défi est d’utiliser est d’utiliser vos mots-clés dans ces éléments, tout en préservant le naturel de votre traduction.

La deuxième grande question est : quels mots-clés choisir ? Pour certaines expressions, il existe souvent des variantes, et selon les pays telle ou telle variante peut avoir un volume de recherche plus conséquent.

Vous aurez donc besoin de faire une analyse rapide. Google propose un outil, le Adwords Keytool External qui vous permet de comparer les volumes de recherche (approximatifs) pour différents mots et expressions. Quand vous utilisez l’outil, veillez à cocher l’option « [Exact] » du type de correspondance. Vous aurez alors le volume de recherche pour l’expression entrée (sans les variantes singulier/pluriel, ordre différent des mots…).

Voilà pour les bases. En plaçant vos mots-clés correctement et en effectuant un peu de recherche, vous devriez être en mesure de proposer des traductions raisonnablement bien optimisées pour le référencement. Et si vous avez la chance de travailler avec nous, un expert se chargera de peaufiner les derniers petits détails !

Les difficultés du métier de chef de projet en traduction

Le chef de projet en traduction, plus connu sous le nom anglais project manager, a un rôle clé dans le processus de traduction. Il est à la fois le relais entre le client et son équipe traducteur, le garant de la qualité du travail effectué, et, souvent, il est en charge de générer devis, factures, et traiter celles des éventuels traducteurs externes.

De fait, la position de chef de projet peut vite devenir stressante, surtout dans le cadre de gros projets : il doit subir à la fois la pression du client, qui tient au respect des délais et de la qualité du travail, et celle générée par les traducteurs, surtout quand ils sont extérieurs.

Le chef de projet doit être en contact permanent avec son équipe, et il y a peu de choses plus stressantes qu’un collaborateur qui ne donne pas de nouvelles, qui vous informe au dernier moment de son retard, ou qui vous prend un peu en otage au moment de la livraison « j’ai fini mais je veux ma paie d’abord ! ». Sur des projets impliquant des dizaines de personne, cela donne souvent des nuits blanches et autres sueurs froides…

Quoi de plus difficile qu’expliquer à un client que la livraison prendra du retard ? Ou d’expliquer à un traducteur que votre client s’est volatilisé après livraison du texte ?

Si les traducteurs sont la force ouvrière des agences, on oublie souvent la place des chefs de projet, qui doivent souvent gérer d’énormes responsabilités. Ne l’oubliez jamais si vous êtes un traducteur : répondre rapidement aux mails et faire preuve de transparence ne vous fera pas seulement paraitre professionnel, cela retirera un peu de poids sur les épaules d’un individu qui est, comme vous, un être humain !

10 astuces pour traducteurs freelance débutants

Si le métier de traducteur freelance attire beaucoup de linguistes, il ne faut pas oublier qu’il demande beaucoup d’investissement et de professionnalisme.

Voici quelques petites astuces, ou points à travailler, pour débuter votre nouvelle carrière de la meilleure des façons, et offrir à vos partenaires des services de traduction de qualité.

1.    Avant tout, votre maitrise du français (ou de votre langue maternelle) doit être parfaite. Des points de grammaire qui vous posent régulièrement des problèmes ? Prenez l’initiative de faire des recherches et de combler vos lacunes linguistiques, ou dissiper vos doutes, avant qu’un chef de projet ne s’en charge…
2.    Essayez de lire autant que possible des textes dans votre langue maternelle, en particulier pour vos spécialités. Cela vous aidera par la suite à traduire vos textes de façon naturelle, en accord avec les standards actuels.
3.    Spécialisez-vous : faites un inventaire des domaines que vous maitrisez, et devenez-en expert. Les entreprises sont souvent à la recherche de traducteurs spécialisés dans un domaine bien particulier (médecine, informatique…)
4.    Familiarisez-vous avec les outils de traduction. Ils sont plus complexes qu’ils en ont l’air. Autant éviter de vous retrouver face à des problèmes logiciels une fois que vous avez obtenu un projet…
5.    Pour commencer, et obtenir quelques références intéressantes, acceptez des projets à prix modestes. En effet, les entreprises payant le mieux vous demanderont généralement de pouvoir justifier d’une expérience concluante dans le monde de la traduction. Une fois que vous avez une petite liste de références, élevez vos prétentions salariales.
6.    Sans devenir polyglotte pour autant, avoir quelques connaissances de base dans différentes langues peut s’avérer utile à bien des titres.
7.    La gestion du temps est une donnée primordiale. Essayez rapidement d’avoir une idée claire de votre rythme de travail, et gardez une trace écrite de tous vos projets. Un oubli arrive si vite…
8.    N’acceptez pas de projets qui vous semblent trop difficiles. L’honnêteté est une valeur essentielle dans le monde de la traduction. Vous pourriez vous fâcher avec un bon client et subir une pénalité importante sur le paiement de votre traduction.
9.    Prenez toujours du recul par rapport aux textes que vous traduisez. Ils doivent être fluides et naturels dans la langue cible. N’hésitez pas à utiliser des tournures de phrases différentes.
10.   Les chefs de projet sont en quelque sorte vos patrons. Soignez votre relation avec eux. Faites preuve de transparence, patience et professionnalisme. Ils privilégieront toujours les traducteurs sérieux, ponctuels et polis.

À propos de la traduction des noms propres : institutions, gouvernements

La traduction des noms propres est un domaine qui à lui seul mériterait une série d’articles. Noms de personnes, de lieux, de lois… chacune de ces catégories possède des spécificités qu’il est important de garder en tête.

Dans les faits, pourtant, trop peu de traducteurs font preuve de prudence lorsqu’il s’agit de leur traduction.

Aujourd’hui, je vais reprendre un exemple de mes anciens collègues, qui avait été confronté à une mauvaise traduction de documents officiels.  Le texte en question concernant une directive émanent du ministère des finances au Japon (appelé comme tel). Le traducteur a fait l’erreur de traduire « littéralement » le nom du ministère en anglais (« Ministry of finance »), alors qu’il est appelé « Department of the treasury », et le ministre « Secretary of the treasury ».

Bien sûr, il est probable qu’un américain comprenne l’institution à laquelle il est fait référence, et la traduction du texte en elle-même ne comprenait pas de faut grammaticale ou syntaxique. Il n’en reste pas moins que cette traduction était erronée. Une vraie faute de professionnalisme. Imaginez-vous en train de lire un document clamant que « Barack Obama est le boss des USA ». Le sens est compréhensible, mais autant dire que la phrase ne semble pas très sérieuse, et encore moins rédigée par un professionnel.

Comme le soulignait ce collègue, une rapide recherche en ligne aurait permis d’éviter cette erreur. D’autant plus que, dans la majorité des cas, les sites de gouvernements et autres institutions officielles possèdent leur propre site, traduit au moins en anglais et parfois dans d’autres langues. Ainsi, plutôt que de jouer aux devinettes, nous recommandons aux traducteurs de chercher des références qui existent la plupart du temps.